12. La traversée des Etats-Unis en 80 Jours: Dixième Semaine

La douzième de 13 vidéos qui montrent les images de mon voyage à vélo de New York à Los Angeles. En l’occurrence la dixième semaine, l’arrivée à Los Angeles.
La musique est extraite de l’album « To the end of the world », qui a été enregistré en 2014 par The Lone John Harps.Vous pouvez télécharger les chansons ou l’album sur: https://thelonejohnharps.bandcamp.com/album/to-the-end-of-the-world

Le texte a été écrit pendant le voyage et reflète l’état d’esprit dans lequel j’étais à ce moment-là.


Semaine 11: Conclusion: Un retour éternel

Assis sur la plage de Santa Monica, à quelques kilomètres de l’endroit où, neuf mois auparavant, je m’étais écroulé en contemplant l’échec possible.
L’océan est le même, mais j’ai changé.
Me rapprochant en ligne droite sur la Route 66, en passant devant une succession hideuse de bâtiments à l’urbanisme stérile qui m’aurait fait pleurer il y’a peu. Une tempête d’émotion et de souvenirs me secoue et m’arrache quelques larmes.
Les larmes sont les mêmes, mais celles-là sont pour autre chose.
Me faufilant à travers le trafic de Hollywood Boulevard avec le soleil qui se couche, passant à grande vitesse devant les endroits où j’étais resté paralysé et immobile.
Les trottoir sont les mêmes, mais je peux les fouler en regardant les étoiles.
Voir, en studio, tout le travail qu’on avait fait. Ajoutant, décorant, sublimant dans une explosion de créativité.
Les chansons sont les mêmes, mais j’ai retrouvé l’accord.
Retournant à New York pour mon vol retour, la réalité terrifiante et menaçante de l’inconnu vue à travers le filtre d’un optimisme retrouvé.
La ville est la même, mais je vois à travers sa façade.
Retournant à la maison, avec la satisfaction de savoir que je ne pouvais rien faire de plus. Que ce qui n’est pas arrivé rend ce qui a eu lieu que plus réel.
La réalité est la même, mais je la reconnais.
Me lançant dans un nouveau chapitre de cette aventure avec espoir. Non pas l’espoir prononcé comme un mantra, que je répéterai afin de le rendre réel, mais l’espoir profond, profondément ancré qui vient de la conviction.
La conviction retrouvée que ce monde n’est rien d’autre que ce que j’en ferai.
Le monde est le même, mais je peux à nouveau le chanter.

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