9. La traversée des Etats-Unis en 80 Jours: Septième Semaine

La neuvième de 13 vidéos qui montrent les images de mon voyage à vélo de New York à Los Angeles. En l’occurrence la neuvième semaine.

La musique est extraite de l’album « To the end of the world », qui a été enregistré en 2014 par The Lone John Harps.Vous pouvez télécharger les chansons ou l’album sur: https://thelonejohnharps.bandcamp.com/album/to-the-end-of-the-world

Le texte a été écrit pendant le voyage et reflète l’état d’esprit dans lequel j’étais à ce moment-là.

Semaine 7 : Une voie
Nous cherchons tous notre voie.
Il y’a des carrefours, des bifurcations, des tournants.
Il y a ceux qui sont dans le couloir de la mort, dans les corridors encombrés, les boyaux saturés, les artères bloqués, leur voyage fini avant d’avoir commencé.
Il y a ceux qui n’ont pas réussi à prendre le virage. Dans la rue, criant, affalés sur la chaussée.
Il y a ceux qui sont sans voie. Incapables de se frayer un chemin, incapables de bouger, pris au piège dans un cul de sac, l’immeuble.
Il y a ceux qui ont été poussé vers la périphérie, qui arpentent les rocades.
Il y a ceux qui restent sur la rue principale, sérieux, prêt à payer le trajet.
Il y a ceux qui attendent la venue.
Il y a ceux dont le chemin est tracé et le parcours défini, les étapes délimités.
Il y a ceux qui sont sur l’autoroute, la voie express et qui vont trop vite pour s’arrêter.
Il y a ceux qui prennent un raccourci, un chemin de traverse, faux-fuyants qui esquivent les péages.
Il y a ceux qui ont l’avenue, la charmille, la promenade bordée d’arbres, le patrimoine.
Il y a ceux qui ont un boulevard qui s’ouvre devant eux, qui prennent la voie royale.
Il y a ceux qui ont trouvé leur voie, qui se frayent un chemin parce qu’ils ont une cause pour laquelle se battre, qui vont contre le cours des choses.
Il y a ceux qui choisissent de sortir des sentiers battus, les trimards, qui battent l’estrade à la recherche d’un itinéraire différent.
Et puis il y a moi.
Qui suis un peu de tout ça.
Qui veut m’éloigner du trafique mais qui recherche le transport.
Sur la route, tentant de me défaire des attaches et de trouver l’apesanteur dans un monde de gravité.
Tentant de laisser une trace en sachant que le vent l’emportera. Dans l’entre-deux. Toujours parti sans jamais arriver. Toujours en vie.

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